
Par METMATI Maâmar
& Ibn Taymyya
Je crois que tout le monde connaît l’événement qui se déroula très peu de temps avant que le prophète ne décède,
événement que l’on peut qualifier de « jeudi noir ». Voici le récit en question, lequel est rapporté par Boukhari, Mouslim, Ahmed et bien d’autres.
Ibn Abbâs a dit : « Quand les souffrances du Prophète devinrent plus vives, il s’écrira : « Qu’on m’apporte de quoi écrire afin que je vous mette par écrit ce
qui vous préservera de l’erreur après moi ! – La douleur domine le Prophète, dit alors Omar ; nous avons le Livre de D'Allah qui nous suffit. » Les avis à ce moment furent partagés et la
discussion devint bruyante. « Retirez-vous, laissez-moi, reprit alors le Prophète, il ne convient pas qu’on se dispute en ma présence ! » Ibn Abbas
sortit en disant : « C’est mal, aussi mal que possible, de faire obstacle au Prophète quand il désire écrire. »
(Boukhari-Mouslim-Hamed et bien d’autres).
Mes questions sont les suivantes :
Pourquoi Omar que l’on présente dans le sunnisme comme un second prophète, s’est-il permis de désobéir au prophète alors que celui-ci était mourant et souffrant !
Ne sommes nous pas devant une contradiction entre la position officielle sunnite et ce fait historique authentique ?
Comment doit-on interpréter le comportement d’Omar ?
Le fait de désobéir au prophète n’est-il pas un péché ?
Pourquoi Omar a-t-il désobéi au prophète ?
D’après Sa’îd ben Djobaïr, Ibn Abbâs dit : «Le jeudi, ah ! Ce qu’est le jeudi !» et il se mit à pleurer si fort, que ses larmes mouillaient les cailloux du sol.
C’est-dire-à quel point le comportement d’Omar est très regrettable !
« O vous qui avez cru ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager, et ne rendez pas vaines vos œuvres ».
« O vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et son Messager. Et craignez Allah. Allah est écoutant et omniscient ».
« O vous qui avez cru ! N’élevez pas vos voix au-dessus de la voix du prophète et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos œuvres
deviendraient vaines sans que vous vous rendiez compte ».
« Ceux qui auprès du Messager d’Allah baissent leurs voix sont ceux dont Allah a éprouvé les cœurs pour la piété. Ils auront un pardon et une énorme récompense ».
Où est donc le respect de ces versets ?
De plus, il faut retenir la circonstance aggravante puisque Omar avait déjà été rappelé à l’ordre par Allah :
Ibn-Abou-Molaika a dit : « Peu s’en fallu que les deux meilleurs (des musulmans), Abou Bakr et Omar, ne périssent pour avoir trop élevé la voix en présence du
prophète, lorsque la députation des Benou-Temim vint le trouver. L’un deux (Omar) indiquait El-Aqra (comme chef), tandis que le second (Abou Bakr) désignait un autre personnage dont Rawi a
oublié le nom. « C’est uniquement pour me contrarier que tu parles ainsi, s’écria Abou Bakr, en s’adressant à Omar. Et comme ils élevaient tous les deux la voix à ce sujet, Dieu révéla ce
verset : « O vous qui croyez, n’élevez pas la voix… ». Depuis cette révélation, Omar ne disait rien à l’envoyé de Dieu avant que celui-ci ne l’eut interrogé ». (Boukhari)
Nos frères sunnites ont-ils des explications et non des pirouettes linguistiques à nous fournir
?
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